Passant qui passe

Passant qui remonte la rue de Lodi pour aborder le «plateau» de Marseille. Cette Colline composite qui réunit les villages de Noailles, de jean Jaurès et du cours Julien.

Dos à l’église Notre Dame du Mont et face au parvis, regarde.

Tourne ta tête à droite vers le soleil levant. Ton regard, au-delà de la rue Saint Michel a pour limite… Un mur. Honteux comme tous les murs qui divisent.

C’est le mur de la plaine. Un demi-kilomètre sur 2,50 m de hauteur de béton autours de la plus grande place de Marseille et d’un ancien marché qui accueillait 10 000 visiteurs 3 fois la semaine. Place désormais confisquée pour deux ans et demi de travaux arboricide, place fortifiée afin de protéger les coups de menton d’une mairie qui construit des murailles pour se protéger de la vie, pour punir ses soubresauts et qui regarde des maisons s’écrouler…

Passant. Face à toi, le dos toujours collé à l’église de la visitation, regarde vers le nord et vers la rue d’Aubagne. A 500 mètres de là ou 8 de mes voisins ont été ensevelis le 5 novembre dernier. La même  mairie, constructrice de mur a 390 000 euros, plaidait que c’est à cause du mauvais temps que 3 immeubles se sont écoulés comme château  de cartes, ce matin-là, un peu avant 9 heures.

Passant qui passe sur ma  colline, sens tu la peine, la frustration et la colère d’un quartier?

Quartier de vie. Quartier de ville. Quartier de centre-ville. Victime d’un pouvoir centré sur son nombril, inconséquent, inconsistant qui rêve de déplacement et de ruissellement.

Passant qui passe, comment ça va chez toi?

Jacques Bernard

Prochaine Audition-Débat sur l’Egalité mercredi 26 septembre 2018 à 18h30 à l’AAJT

L’association « Marseille et Moi » a le plaisir de vous inviter à la conférence-débat :

« Dans un monde de plus en plus inégalitaire pourquoi faut-il défendre l’Égalité ? »

Pour la reprise de nos débats, nous avons invité un collectif de philosophes* très engagés dans la cité.

Marseille est une ville où les inégalités, notamment socio-économiques, sont à la fois très importantes et très visibles. La réflexion sur la nature et sur la valeur de l’égalité, nécessaire d’un point de vue général, y prend dès lors un tour particulièrement sensible.

Nous débattrons avec 3 membres du collectif, professeurs de philosophie :   Luisa Marques dos Santos,  Monique Pillant , Marc Rosmini et un grand témoin : Celia Djaffri, lycéenne.

Nous vous attendons nombreux à l’AAJT , 3 rue Palestro – 13003 Marseille (Métro St Charles – à 50 m de la gare routière et du lycée Victor Hugo)

Entrée libre – Un apéritif convivial vous sera offert à la fin de notre rencontre. 

                                          Aldo Bianchi, Michel Tagawa.

*  Le collectif « Les Philosophes Publics », constitué par une vingtaine d’enseignants de philosophie soucieux de vivifier le débat public, est préoccupé par la réflexion sur l’égalité, au moins pour deux raisons.

La première tient à la nature de la philosophie, qui s’interroge non pas seulement sur la mise en pratique des normes et des valeurs, mais sur leur fondement. Pourquoi l’égalité serait-elle une valeur ? Au nom de quoi faudrait-il la promouvoir ? Ces questions ne peuvent être éludées, surtout si l’on souhaite que cette notion redevienne centrale dans les discours politiques et médiatiques, dont elle est malheureusement trop souvent absente.

La seconde concerne les actions de notre collectif, qui se caractérisent par le désir de philosopher avec tous ceux qui y sont disposés, quels que soient leur niveau de diplôme, leur position sociale, leur âge, leurs croyances, etc. Par nos diverses interventions dans la cité, nous tentons d’incarner une éthique de la discussion qui présuppose l’égalité de tous dans la capacité à proposer des idées et des arguments, sans pour autant renoncer à une exigence intellectuelle incompatible avec un relativisme radical.

Ainsi, l’égalité nous semble être en même temps un objet de la discussion citoyenne, et l’une de ses conditions de possibilité. C’est ce double aspect que nous souhaitons mettre en débat.

 

Appel : Osons la Métropole !

« Les métropolitains que nous sommes ont une ambition : un territoire à hauteur des enjeux d’aujourd’hui et de demain.
Cette urgence politique est soulignée par une société civile à l’origine de ce projet de métropolisation mais aussi
par la nécessité de mettre un terme au comportement des élus locaux plus soucieux des intérêts particuliers que de l’intérêt général.
La Métropole Aix-Marseille Provence , élue indépendamment au suffrage universel direct , fusionnant avec le département, sera le nouvel
espace démocratique autorisant la participation active des citoyens et innovant une nouvelle gouvernance politique.
Il nous a donc paru utile de lancer ce premier appel pour sensibiliser nos concitoyens et les inciter à intervenir pour exprimer leur volonté dans la perspective des futures décisions  de l’État. »  Aldo Bianchi, président de « Marseille et moi »

Aix-Marseille-Provence est née en 2016. Mais existe-t-elle encore pleinement ? Avec presque deux millions d’habitants, un territoire de plus de 3 000 km2, deux grandes villes et 90 communes, la métropole peut-être la cité du futur. Plus qu’un engagement politique, une dimension économique, une réalité culturelle, il faut ici et maintenant une prise de conscience citoyenne, car aujourd’hui c’est déjà demain ! Pour les signataires de cet appel cinq exigences s’imposent.

         1 La métropole reste à construire. Elle doit en finir avec les baronnies et les rivalités stériles , proscrire le clientélisme, écarter les spéculations électorales.

Avec vous, c’est une Cité à inventer sur un territoire riche de ses potentialités, ses talents, ses différences. L’addition de ses atouts ne doit léser personne. L’intérêt collectif est le moteur de cette entreprise.

2 La métropole a une échelle pertinente pour rivaliser à l’international et    affronter les défis de la mondialisation. Il faut inscrire son développement dans un avenir commun et  proposer à toutes les générations les conditions pour vivre et prospérer ensemble . Il est urgent de mettre en œuvre le schéma des transports et déplacements pour préparer l’avenir, d’organiser la solidarité entre les territoires et d’articuler la Métropole avec la Région.

3  Métropolitains, nous le sommes déjà : nous utilisons tous les jours les ressources de ce territoire , pour étudier, travailler, nous soigner, nous cultiver et nous divertir. Pour trouver un nouveau souffle, la démocratie locale doit devenir une démocratie d’usage. Les usagers de la métropole doivent en devenir les citoyens .                                                                                                              La fusion nécessaire de la métropole et du département, supprimant un échelon administratif et apportant de la richesse, doit permettre d’additionner les compétences, les savoir-faire, les prospectives. Cette dynamique ne peut s’envisager sans prendre en compte trois éléments : la proximité, la solidarité, la mobilité : cela fera l‘objet d’une charte pour la gouvernance.

4 La métropole doit à sa jeunesse des horizons prometteurs. Les jeunes générations doivent être associées au développement et à la gouvernance d’un territoire à ré-inventer ; ils permettront une meilleure prise en compte de la révolution numérique, en reliant  les « in  » et les « out » de ce changement planétaire, qui se traduit en fait entre les habitants des  métropoles et ceux des autres territoires. Il faut associer la jeunesse  pour assurer la mobilité indispensable qui favorise la transversalité, l’accès partout et pour tous à la culture, l’offre de formation la plus large possible , l’ouverture à l’international et surtout pour mettre fin aux ghettos urbains périphériques délaissés par les grandes villes.

5 La métropole exige un mode de scrutin sincère et direct, de liste.

Il exclura les combinaisons et les tripatouillages d’appareils. Ceux qui auront demain à la gérer doivent être élus sur un programme clair, des objectifs et un calendrier précis, une perspective à atteindre : un territoire partagé.

Premiers Signataires

Aldo BIANCHI , Président de « Marseille et moi »,  Michel TAGAWA,  Secrétaire général, Jacques BOULESTEIX, Astrophysicien, André DONZEL, Universitaire, Philippe LANGEVIN, Economiste, Jean VIARD , Sociologue , Professeur Jean-Louis SAN MARCO,    Christine BARTOLOMEI , Magistrate Honoraire , Laurent MUCCHIELLI , sociologue , Samia CHABANI , déléguée générale- Ancrages , Jean KEHAYAN, Ecrivain, Michèle RUBIROLA, Médecin, Hervé NEDELEC, Journaliste, Céline FERRERO , Gérard PERRIER , Thérèse TALHA, Traductrice, Laurent FALZOI, Entrepreneur, Valentine DESPLATS, Architecte, François BALLESTRACCI, Hélène PICON-BERNARD, Médecin, Alain BEITONE, Sociologue, Anne-Marie BERNARD ,Jean-Philippe BEAU , urbaniste , Caroline DANIEL, Enseignante, François MAURICE, Professeur, Alain BRUNELLO,  Ingénieur, Stéphane RIBEIRO DE ABREU, Architecte-Urbaniste , Jacques DURAND, Chercheur,  Jean BONELLI,  Alain GILLET, Professeur, Jean-Pierre LIEUTAUD, Martine BIGOT, Ingénieure, Pierre HUGUET, Enseignant, Alain FOUREST, Ewa KAZINSKI, Cadre de la Fonction Publique, Gilbert ORSONI, Universitaire, Philippe TAGAWA, Médecin, Nisou COSTA, Artiste peintre,  Luc GUIOL , Michèle BARESTE , Monique SALAPIAN, Educatrice spécialisée,Pierre LECOUBET ,  Jeanine AUDOIN, Professeur, Arnaud BIZALION, Editeur, Jean-Marc DANDREU, Chiraze MZATI, Attachée de service clientèle, Cyril TRIGNAC, Patricia OURADOU, Psychanalyste, Elio TISI, Employé consulaire, Mireille THEVENY, Professeur, Gérard PICON, Médecin, Emmanuelle VINET-TAGAWA, Administratrice de théâtre, Larbi TALHA, Economiste, Robert SALAPIAN, Jeanine LEJEAN, Professeur, Nina KEHAYAN,  Ecrivaine,  Louis BARTOLOMEI, Magistrat Honoraire , Jean-Pierre ETIENNE, Nathalie VOUTIER, Ingénieure, Francis AUDOIN, Professeur, Marie-Amal BIZALION, Journaliste, Jacques HUSER,  Nicole THUET, Cadre, Guy CALLY.

Plaidoyers pour la Métropole

L’audition-débat consacrée à la Métropole, le mercredi 24 janvier 2018, a été très bien reçue par l’auditoire présent grâce à la qualité des intervenants qui ont su clarifier la situation actuelle et apporter des réponses aux nombreuses interrogations.

Dans le compte-rendu  ci-dessous vous lirez qu’ils ont pointé les faiblesses et les résistances qui s’opposent au bon fonctionnement de cette institution et fait des propositions pour un décollage et surtout une réelle efficacité.
Nous nous appuierons sur leurs analyses d’experts pour lancer un appel dans les prochains jours à la classe politique métropolitaine  afin qu’elle n’attende pas une réforme institutionnelle ( déclaration récente d’Emmanuel Macron) pour mettre en place un usage prioritaire de ce nouveau territoire.
Compte-rendu :

Quatre invités pour donner un nouvel élan à notre action en faveur de la Métropole, Jacques Boulesteix, André Donzel, Philippe Langevin et Jean Viard.

Aldo Bianchi  évoque un blocage alors même que la Métropole a été instituée en janvier 2016 et que la dynamique mondiale de métropolisation se poursuit. Pourquoi ? Comment remédier à ces difficultés ? Quel rôle pour la société civile ? Comment pouvons-nous agir ?

Philippe Langevin établit le diagnostic : le sens du projet métropolitain a été oublié. La solidarité ne s’est pas substituée à la concurrence entre les territoires. Le projet commun  a fait place à une juxtaposition de politiques intercommunales, fondée sur un budget redistribué en bonne partie aux conseils de territoire. De ce fait, des dossiers essentiels, comme l’environnement sont laissés de côté. Les deux grands dossiers abordés, mobilité et développement économique, sont bloqués faute d’un budget suffisant. Les infrastructures ferroviaires sont renvoyées à plus tard et au financement par l’Etat. En l’absence d’un budget de mutualisation et de partage, le schéma de développement à l’ancienne est reconduit alors que les territoires riches ne tirent plus vers le haut les territoires pauvres, que la création de valeur n’entraîne plus mécaniquement le développement de l’emploi et la baisse du chômage. Pour Philippe Langevin, la « Métropole des Maires »  conduit à une société de l’indifférence.

Jacques Boulesteix rappelle que l’enlisement actuel du projet métropolitain était prévisible et attendu depuis 2014 : la réduction du débat  au seul plan institutionnel  a formé un obstacle majeur au règlement des deux points essentiels en discussion, l’un concernant la démocratie locale, l’autre de dimension  globale, concernant la nature du processus de la métropolisation. Sur ces deux point, l’analyse doit être approfondie et conduire à des propositions d’appropriation citoyenne.

Il faut d’abord inscrire la dynamique économique de la métropolisation, la concentration des richesses dans les métropoles dans le cadre de l’économie mondialisée de marché. Cette dynamique crée richesses et emplois, qualifiés et non qualifiés, mais elle ne « fait pas société ». Elle marginalise les emplois intermédiaires qui animaient la vie urbaine. Les ouvriers sont mis à l’écart, les politiques de la ville échouent. C’est pourquoi la métropole doit d’abord « faire société ». Et pour ce faire, une Charte doit se substituer à l’actuel pacte de gouvernance pour remettre l’institution au service de l’intérêt métropolitain ; la société civile, les conseils de développement, la démocratie participative ont à définir les objectifs économiques, sociaux, environnementaux de la métropole.

Au plan local, la proposition de Jacques Boulesteix consiste à réorganiser l’espace démocratique institutionnel : réviser la démocratie de proximité, taille des communes, périmètre des intercommunalités, mise en place d’une participation active des citoyens (information, débat, co-construction, évaluation), institution d’une démocratie d’usage à côté de la démocratie de voisinage. Tandis que la démocratie de voisinage (dans une rue, un quartier, une commune) conduit à une cohabitation, une juxtaposition des intérêts particuliers, la démocratie d’usage , assise sur les multiples usages que le citoyen fait de la métropole quand il se rend à son travail, quand il a recours à ses services (hospitaliers, de transport…), quand il va au théâtre ou au stade,  inscrit le projet personnel dans un projet collectif à co-construire.

André Donzel souligne la dimension internationale, mondialisée, de la dynamique économique métropolitaine. Les emplois sont créés dans le seul secteur internationalisé. Cette dynamique produit des effets de polarisation économique,  de fragmentation sociale et d’inégalité territoriale. On peut observer par exemple une fracturation entre le sud-ouest de l’aire métropolitaine en phase de dépeuplement et le nord-est en pleine croissance.  L’institution de la métropole est nécessaire pour opérer une régulation de ces processus. En participant au Conseil de développement de la Métropole, André Donzel a pu remarquer qu’un véritable travail de réflexion y est mené mais que sa mise en œuvre se heurte à un problème de financement, lié à l’étendue même de l’aire métropolitaine, beaucoup plus vaste que les aires métropolitaines de Londres ou Paris et conduisant à une dépendance à l’égard des financements de l’Etat.

Pour Jean Viard enfin, la métropolisation, la concentration des richesses dans quelques deux cents métropoles dans le monde, est à rapporter aux transformations profondes et extrêmement rapides qui ont bouleversé le monde : mondialisation économique, révolution numérique…  Internet n’a pas assuré, comme on le prévoyait, un lien égal de tous à tous  mais a privilégié les métropoles au croisement du lien numérique, des pôles de transport (port, TGV…) et de la marche à pied. Cette révolution a fait exploser le monde ancien  en  distinguant les « in » et les « out », les métropoles et les autres territoires. Carte qui se superpose à celle ses votes Trump ou FN.  A l’intérieur même de l’espace métropolitain, un nouveau tissu urbain s’est mis en place : Marseille doit reconnaître qu’elle n’est pas le centre de cet espace.  Il faut donc briser les périmètres territoriaux hérités pour construire une vision fédérative de l’espace nouveau, et par exemple, constituer les Quartiers Nord de Marseille en commune.  D’autre part, le cadre de la Région devient essentiel pour organiser la mise en relation de tous avec la Métropole, sous la forme par exemple du financement  des déplacements vers la Métropole.

De très nombreuses interventions de la salle ont montré tout l’intérêt que les auditeurs avaient porté à une question dont chacun a compris que, au-delà de son caractère technique, elle portait une dimension politique essentielle. Il nous reste à nous mobiliser pour transformer cette Métropole, en demandant publiquement, c’est peut-être un premier pas décisif, la mise en place, en 2020, d’une élection métropolitaine spécifique, au suffrage universel direct, dans une circonscription électorale unique.  Il est en effet urgent de faire émerger un espace public métropolitain.

 

                                                                                                                François Maurice.

BABEL MED MUSIC 2018 N’AURA PAS LIEU !

Le 14ème Babel Med Music qui devait se tenir du 15 au 17 mars 2018 à Marseille n’aura pas lieu, suite à la réduction de 79% de la subvention de son partenaire principal : la Région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur et de son Président Renaud MUSELIER.

Le retrait incompréhensible et inattendu de ce partenaire historique, trois mois seulement avant la tenue de l’événement, vient remettre en cause un événement qui aura rassemblé au fil de 13 éditions 180.000 spectateurs et surtout 26.000professionnels de la filière musicale.

Ce choix de l’exécutif régional occasionne une série de conséquences gravissimes pour la culture.

UNE PERTE ÉCONOMIQUE POUR LE TERRITOIRE

Outre la suppression des 204 emplois de l’organisation, ce retrait pose des questions sur la politique de soutien aux événements économiques et culturels de la Région. 

L’ÉCONOMIE DIRECTE

  • plus de 2.000 professionnels internationaux présents chaque année, directeurs artistiques, producteurs, tourneurs, agents, artistes, médias, sociétés civiles et institutions du monde entier…) avec un impact réel sur les festivals internationaux, nationaux et également de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur autoproclamée « Terre de festivals ».
  • 204 emplois dans d’innombrables corps de métiers pour un équivalent de 8 080 h de travail (production, commercialisation, administration, communication, régie, techniciens, restauration, bar, sécurité…).

CHOC SOCIAL IMMÉDIAT : 204 emplois directs supprimés.

L’ÉCONOMIE INDIRECTE

  • avec 4.000 nuitées d’hôtel, plus de 15 sociétés prestataires, des répercussions évidentes notamment pour les restaurateurs et les transports.

LE RAYONNEMENT INTERNATIONAL

  • dans le secteur professionnel avec la présence massive d’organisations des cinq continents : de Corée du Sud jusqu’en Australie, des Etats-Unis jusqu’en Afrique du Sud en passant par toute l’Europe.

SOLIDARITÉ

Nous avons d’ores et déjà reçu le soutien de nombreuses structures partenaires et professionnelles que nous avons dû prévenir et nous vous encourageons à diffuser et à faire circuler cette information.

Nous vous incitons à manifester votre solidarité, nous avons créé une adresse mail à cet effet :

babelmedsoutien@gmail.com

Culture et économie sont indissociables et depuis 2005.

QUELQUES CHIFFRES

2 000 professionnels internationaux, 150 stands, 20 conférences,5 prix décernés, show-cases régionaux, 2 matinées pour 600 lycéens, 7 spectacles Jeune Public à Babel Minots, 14 documentaires pour les Écrans de Babel, 15 000 spectateurs pour 30 concerts en 3 nuits,150 musiciens des 5 continents 27 heures de musique, 204 salariés.

 Bernard AUBERT Directeur artistique Fiesta des Suds – Babel Med Music

Parce que Marseille est vivante, l’edito d’Aldo Bianchi, président de «  Marseille et moi »

 

 

Nous aimons Marseille et nous militons pour la Métropole.

C’est notre socle, notre ADN.

Il y a 3 ans nous donnions à « Marseille et moi » un nouveau visage et surtout d’autres objectifs.

Il ne sagissait pas de renier une origine (1) , une histoire certes partisane mais nécessaire à un moment donné de la vie de notre ville. Il nous fallait écrire une nouvelle page et rassembler celles et ceux qui croient à l ‘action citoyenne .

Notre champ d’action et de réflexion reste la Politique, donc la vie de la Cité.

Nous aimons Marseille et nous militons aussi pour la Métropole. A étudier les uns après les autres tous les domaines liés à la vie des Marseillais et des métropolitains, nous ne pouvons que regretter la faiblesse de la gouvernance marseillaise autant que le manque de vision de beaucoup de ses dirigeants.

Un vent nouveau a cependant soufflé au printemps, écartant des caciques qui nous représentaient au national, sans pour autant ébranler les instances locales. Le coup est passé près, mais elles restent solidement accrochées, assises sur leurs certitudes immobiles, à leurs rentes de situation.

Notre ville, dont le leadership est contesté par une large majorité des communes voisines, souffre de la comparaison avec les grandes villes européennes. Elle est très inégalitaire avec des zones de pauvreté intolérables. Elle est polluée à l’extrême par la thrombose automobile et désormais le scandale sanitaire des émissions des navires de croisière.  Elle est montrée du doigt, avec le sort qu’elle réserve aux écoles publiques dont elle a la charge. Marseille, derrière la vitrine trompeuse du front de mer, camoufle ses ruines et sa déshérence.

Nous pensons à « Marseille et moi », qu’il est urgent d’entamer une vraie transition environnementale ; par une production d’énergie propre et écologique, avec des moyens de transport en commun hyper développés et non polluants, à travers le développement de pistes cyclables, grâce à un traitement des déchets efficace, en encourageant aussi l’agriculture citadine.

Paradoxalement, Marseille, qui compte parmi ses universitaires des chercheurs de renommée internationale, ne s’est pas engagée dans la lutte contre les perturbateurs endocriniens. Comme Marseille, riche de ses « migrances », ne s’est pas illustrée dans l’accueil des réfugiés en perdition en Méditerranée, et tout particulièrement ces mineurs livrés sans défense à tous les prédateurs. Marseille enfin, comme en atteste la polémique sur le site de la Corderie, n’a pas manifesté, à travers ses édiles, grand intérêt, pour cette antiquité qui l’a fondée.

En réaction à cette vacance prolongée des pouvoirs locaux, « Marseille et moi » veut faire claquer au vent ce slogan qui fait lever les foules au vélodrome : « fier d’être Marseillais ».

Les visiteurs étrangers nous disent que la ville change. Tant mieux, mais nous voulons aller plus loin que le recto d’une carte postale. Des événements comme « Marseille capitale la Culture » ont soulevé une belle espérance, vérifié surtout qu’il y avait une attente populaire d’évènements culturels et aucune suite n’y fut donnée. Il faut aller plus loin que l’image et la communication qui la porte. Eviter des contresens, comme « Marseille capitale du sport » où les budgets se sont noyés en communication, quand piscines et gymnases n’arrivent pas à surnager.

Depuis trois ans, à travers 17 auditions-débats (2), des experts, des citoyens passionnés,des associations engagées,  de belles convictions, viennent débattre avec nous et martèlent qu’une autre politique est possible, qu’une autre gouvernance est souhaitable, que demain n’est pas condamné à déchanter.

Il y va, disent-ils avec nous, d’un environnement reconquis, de procédures démocratiques restaurées, d’un humanisme actif, d’une efficacité partagée parce que comprise.

« Marseille et moi » c’est aussi Marseille et nous. Qui voulons que Marseille soit vivante de ses richesses, de ses différences, de ses singularités. Notre vocation est d’en débattre et de le partager avec cet outil d’information que nous inaugurons aujourd’hui. Une agora virtuelle que vous nourrirez de vos réflexions, pour agir concrètement.

1 : « Marseille et moi » est née en 2013 de la volonté d’une candidate aux primaires pour les élections municipales, Marie-Arlette Carlotti , de demander à la société civile de bâtir un programme électoral pour Marseille.

2 : Tous les comptes rendus seront archivés sur notre site